Ressources issues du jeu
Pendant le jeu, il est difficile d’aller au bout de chaque sujet. Cette page rassemble des ressources à télécharger pour revoir, approfondir et prolonger ce qui a été abordé durant l’animation
De la découverte du Kevlar à la structure de l’ADN, ce document rassemble les fiches des 10 découvreuses du jeu, souvent invisibilisées, qui ont marqué l’histoire des sciences et des techniques..
Droit de vote, accès aux études, reconnaissance professionnelle… Ce document reprend les repères de la ligne du temps abordée pendant le jeu, pour mieux comprendre les avancées et les inégalités liées à l’égalité femmes-hommes, notamment en Belgique
Pour aller plus loin
Cette section propose des ressources pour prolonger l’animation et approfondir les questions liées aux stéréotypes de genre dans les sciences. Elle s’adresse notamment aux enseignant·es et aux professionnel·les de l’animation qui souhaitent disposer de supports concrets pour poursuivre le travail après l’activité
L’association WAX Science vise à promouvoir une science sans stéréotypes auprès des jeunes. Elle propose notamment un atelier sur les stéréotypes de genre.
Enjeux et constats
« Le monde des sciences et des technologies façonne notre quotidien, pourtant, il demeure encore trop souvent perçu comme un univers réservé à certains profils. Les stéréotypes de genre influencent, dès le plus jeune âge, les choix d’orientation et les ambitions professionnelles. Les femmes, en particulier, restent sous-représentées dans les domaines scientifiques et les métiers STEAM (Sciences, Technologies, Ingénieries, Arts et Mathématiques), alors même que la diversité est une source d’innovation et de créativité
Quelques chiffres pour comprendre la problématique :
- En 2022, la Belgique comptait seulement 18 % de femmes spécialistes en TIC (informatique, data, cybersécurité…).
- En 2022-2023, en Fédération Wallonie-Bruxelles, les filles ne représentaient que 25 % des étudiant·e·s en sciences de l’ingénierie.
- De manière générale, les métiers les plus masculinisés restent les métiers techniques et scientifiques, qu’ils soient manuels (chauffeurs, conducteurs, ouvriers, manutentionnaires) ou plus intellectuels (ingénieurs civils, spécialistes TIC, dessinateurs industriels,…).
En miroir, on observe que les femmes sont toujours autant concentrées dans les métiers du care et du secteur social. En Belgique, certaines professions sont composées à plus de 90% de femmes : aide-ménagère, aide-soignante, éducatrice de la petite enfance,institutrice primaire, etc. De même pour les métiers plus qualifiés comme psychologue, infirmière cadre ou spécialiste du travail social, les femmes restent ultra-majoritaires.
Ces constats montrent que l’orientation des filles et des garçons ne repose pas uniquement sur un quelconque talent et/ou intérêt, mais bien sur des représentations sociales encore très ancrées.Il est donc essentiel de questionner l’influence des stéréotypes et des représentations de genre. Ces images collectives façonnent notre vision de nous-mêmes et des autres, souvent sans que nous en ayons conscience. Elles orientent les ambitions, la confiance en soi et les choix d’orientation.
Parmi les facteurs qui expliquent que les filles s’orientent moins vers les carrières scientifiques, on cite régulièrement :
- L’absence de modèles féminins visibles dans le monde scientifique.
- La confiance en soi, plus faible chez les filles que celle des garçons à capacité égale.
- Le manque de soutien familial dans le choix d’une orientation scientifique.
- Le manque de valorisation des parcours scientifiques auprès des filles.
- L’influence des enseignant·es qui encouragent plus facilement les garçons vers des filières scientifiques.
Mais l’un des éléments les plus déterminants reste la confiance en soi. En effet, à capacité égale, les filles doutent plus souvent de leurs compétences que les garçons, ce qui peut freiner leurs choix d’études et de carrières. Ce mécanisme est bien documenté par la recherche.[1]
Il est donc primordial de proposer un travail en amont pour comprendre les stéréotypes, prendre conscience de leurs effets et interroger les représentations.
De plus, il est aussi essentiel de rappeler qu’une plus grande diversité, notamment de genre, stimule l’innovation… et surtout l’innovation scientifique ! De nombreuses études démontrent que les équipes mixtes sont souvent plus performantes et créatives que les équipes homogènes.
